Un bilan se prépare en décembre, pas en avril. Les clients qui consacrent une demi-journée aux points ci-dessous obtiennent leurs comptes plus tôt, avec moins d’allers-retours — et parfois avec une facture d’impôt plus légère, parce que les décisions ont été prises pendant qu’il était encore temps.
Faites l’inventaire, vraiment
Le stock de clôture doit être compté, pas estimé. C’est fastidieux, mais c’est le poste qui déplace le plus le résultat, et le premier qu’un vérificateur demande à voir. Notez la méthode de valorisation retenue et gardez la feuille de comptage.
Faites le tri dans les créances
Une facture impayée depuis dix-huit mois, avec des relances restées sans réponse, n’est plus une créance : c’est une perte que vous continuez à porter à l’actif. Documentez vos relances, elles justifient la dépréciation.
Sortez ce qui n’existe plus
Le véhicule vendu il y a deux ans, l’ordinateur parti à la déchetterie, la machine remplacée : tant qu’ils figurent à l’actif, ils faussent votre bilan et vos ratios. Une sortie d’immobilisation prend cinq minutes et assainit durablement les comptes.
Regardez votre compte courant d’associé
Un compte courant débiteur — c’est-à-dire de l’argent de la société que le dirigeant a utilisé personnellement — est interdit dans la plupart des sociétés et requalifiable en revenu distribué. Si le vôtre penche du mauvais côté, décembre est le mois pour le régulariser.
Décidez avant le 31
Prime aux salariés, versement sur un plan d’épargne retraite, investissement qu’on hésitait à avancer : ces arbitrages n’ont d’effet sur l’exercice que s’ils sont engagés avant la clôture. Passée cette date, ils basculent sur l’année suivante, quel que soit le moment où vous en parlez à votre comptable.
- Relevés bancaires de l’année complète, y compris les comptes peu utilisés
- Tableaux d’emprunt à jour au 31 décembre
- Contrats signés dans l’année : bail, crédit-bail, assurance
- Dernier avis de CFE et déclarations de TVA de l’exercice